En savoir plus sur les études de validation

Extraits de Alexandre Heeren (2011, pp. 68-70) et de Sandrine Deplus (2011, pp.84-90):

"Les méta-analyses quantitatives (Baer, 2003 ; Grossman et al, 2004) révèlent que les programmes d’intervention exclusivement basés sur la pleine conscience sont clairement efficaces auprès de 2 axes majeurs de difficultés :
  • efficacité dans la réduction des troubles émotionnels :
    • dans la prévention de la rechute dépressive auprès de clients en rémission d’épisodes dépressifs majeurs récurrents (Kuyken et al, 2008 ; Ma et Teasdale, 2004 ; Teasdale et al, 2000)
    • dans le traitement du trouble dépressif chronique récurrent (Barnhofer et al, 2009 ; Kenny et Williams, 2007),
    • dans le traitement du trouble anxieux généralisé (Evans et al, 2008),
    • de la boulimie (Baer, Fisher et Huss, 2005),
    • de la détresse psychologique et du névrosisme (Brown et Ryan, 2003)
    • d’anxiété sociale (Goldin et Gross, 2010)
    • du déficit de l’attention avec hyperactivité (Zylowska et al, 2008).

  •  efficacité dans la réduction des difficultés psychologiques associées à des maladies chroniques invalidantes : une amélioration de le la qualité de vie a été observée auprès de personnes souffrant :
    • de douleurs chroniques (Kabat-Zinn, 1982 ; Kabat-Zinn, Lipworth et Burney, 1985 ; Kabat-Zinn, Lipworth, Burney et Sellers, 1987 ; Randolph, Caldera, Tacone et Greak, 1999),
    • de fibromyalgie (Goldenberg et al, 1994 ; Kaplan, Goldenberg et Galvin, 1993)
    • d’un cancer (Carlson et al, 2001 ; Ledesma et Kumano, 2009 ; Shapiro et al, 2003 ; Speca et al, 2000)
    • d’acouphène chronique (Philippot, Nef, Clauw, de Romrée et Segal, sous presse).
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Et au niveau des enfants et des adolescents?

"Des recherches pointent également des effets similaires auprès d’enfants et d’adolescents souffrant d’une maladie chronique invalidante (Thompson et Gauntlett-Gilbert, 2008).

Quelques rapports cliniques (Ott, 2002) et des études sur des petits échantillons et/ou sans groupe contrôle suggèrent l’utilité d’interventions basées sur la pleine conscience dès 7 ans pour les troubles internalisés et externalisés (Bögels et al, 2008 ; Bootzin et Stevens, 2005 ; Lee, Semple, Rosa et al, 2008 ; Liehr et Diaz, 2010 ; Napoli, Krech et Holley, 2005 ; Semple et al, 2005 ; Wall, 2005). Ces études confirment que ces interventions peuvent être implémentées chez l’enfant, qu’elles sont très bien acceptées par les enfants et les adolescents eux-mêmes (Semple et al, 2005) et qu’elles sont également attractives pour les enseignants et les écoles (Mendelson,Greenberg, Dariotis et al, 2010).


Le premier essai contrôlé aurait été réalisé en 2009 par Biegel et ses collègues en comparant 50 adolescents entre 14 et 18 ans suivant un programme MBSR à un groupe de patients recevant le traitement habituel en ambulatoire dans un service de psychiatrie. Les adolescents du groupe MBSR montrent une meilleure amélioration des scores d’anxiété, de dépression, des symptômes de somatisation, des problèmes interpersonnels, de l’estime de soi et de la qualité du sommeil.


Le travail de validation empirique de ces programmes pour les enfants et les adolescents en est donc à ses balbutiements.
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